1. Ce que dit la licence
C'est la vraie question. En licence non exclusive, vous pouvez utiliser le logo, mais le vendeur peut le vendre à d'autres. En achat exclusif, le logo est retiré de la vente et les droits d'exploitation vous sont cédés. Vérifiez aussi les usages couverts (web, impression, vêtements, enseigne), la durée et le territoire. S'il n'y a aucune licence écrite, ne payez pas. Mon article sur la propriété d'un logo explique ce qui se joue derrière.
2. Pouvez-vous le déposer comme marque ?
Si votre activité doit durer et grandir, c'est décisif. Un logo vendu à plusieurs acheteurs ne vous donne aucune garantie de pouvoir le déposer à l'INPI. Même en exclusivité, le dépôt reste soumis à la disponibilité du signe dans votre secteur : faites une recherche d'antériorité avant de payer si la marque compte pour vous.
3. Quels fichiers recevez-vous ?
Un JPG et un PNG suffisent pour un site et des réseaux sociaux. Dès que vous imprimez en grand, floquez un véhicule ou faites réaliser une enseigne, il faut un fichier vectoriel. Regardez s'il est inclus ou en option, et ne vous arrêtez pas à l'extension : un SVG qui contient seulement une image pixelisée n'a de vectoriel que le nom. Le détail est dans quels formats demander.
4. D'où vient le dessin ?
C'est la question que les gens n'osent pas poser. Un logo peut venir d'un graphiste, d'une banque d'images ou d'un générateur d'images. Cela change la qualité du dessin, le risque de le croiser ailleurs, et ce que le vendeur peut réellement vous céder, comme le montre le débat sur les logos générés par IA. Le vendeur a un nom, une adresse, des réalisations visibles ? C'est déjà un bon signal.
5. Pouvez-vous l'adapter à votre activité ?
Il faudra au minimum y mettre votre nom. Vérifiez que la licence autorise les modifications, que le texte peut se changer dans le fichier, et qu'une personne peut le faire pour vous si vous n'avez pas de logiciel. Regardez aussi si le symbole a un rapport avec votre métier : un logo ne doit pas forcément représenter votre activité, mais il ne doit pas l'envoyer sur une mauvaise piste.
6. Que se passe-t-il après le paiement ?
Regardez le mode de paiement, le délai de livraison, la présence d'une facture et ce qui est prévu en cas de fichier défectueux. Pour un fichier livré immédiatement, le droit de rétractation de 14 jours tombe souvent, si vous y renoncez expressément avant de payer : lisez cette case avant de la cocher.
Quand c'est un bon choix, et quand ça ne l'est pas
C'est un bon choix si vous testez une activité, lancez un side project ou une association, ou si vous avez besoin d'un logo propre rapidement, avec un budget limité. Vous pourrez toujours faire évoluer votre identité une fois l'activité confirmée.
Passez plutôt au sur-mesure si votre logo doit vous distinguer de concurrents directs, si vous prévoyez une marque déposée ou un réseau, ou si votre histoire doit se lire dans le signe. Pour comparer les budgets, voyez logo à 15 € ou à 500 € et les options sérieuses à petit prix.
Comment ça marche sur Logo Express
Pour que vous puissiez appliquer cette grille tout de suite, voici mes propres conditions. Logo Express propose des concepts issus de vrais projets, non retenus par mes clients, puis repris :
- 15 € pour le JPG et le PNG, en licence non exclusive : le logo reste en vente, et d'autres peuvent l'acheter ;
- 25 € de plus pour l'option SVG ;
- 190 € pour l'achat exclusif, avec tous les formats et la cession des droits d'exploitation, y compris le dépôt à titre de marque, sous réserve de disponibilité. Il n'est possible que si le logo n'a jamais été vendu en licence standard.
Tout est détaillé dans la licence. Ce n'est pas la bonne solution pour tout le monde, et les limites ci-dessus s'appliquent aussi à mes logos.
Questions fréquentes
Un logo acheté tout fait m'appartient-il ?
Pas forcément. En licence non exclusive, vous avez un droit d'utilisation et l'auteur reste titulaire de ses droits. Seule une cession écrite, comme dans un achat exclusif, vous transfère les droits d'exploitation prévus au contrat.
Quelqu'un d'autre peut-il avoir le même logo ?
Oui, si la licence n'est pas exclusive. Si cela vous gêne, choisissez l'exclusivité avant toute autre vente, ou une création sur-mesure.
Puis-je modifier un logo que j'ai acheté ?
Cela dépend de la licence. Vérifiez qu'elle autorise les adaptations (couleurs, nom, mise en page) et que le fichier fourni permet de les faire. Un SVG aux éléments séparés est le plus simple à adapter.
Peut-on faire évoluer ce logo plus tard ?
Oui, dans les limites de la licence. Vous pouvez aussi commencer avec un logo prêt à l'emploi, puis passer à une identité sur-mesure lorsque l'activité a fait ses preuves.
Mon regard de graphiste
Le sur-mesure reste à mes yeux le bon choix pour une marque qui veut s'installer. Mais tout le monde ne commence pas là, et un logo correct, avec une licence claire, vaut mieux qu'un visuel bricolé dont personne ne connaît l'origine.
Le prix d'un logo se lit dans sa licence, pas sur son étiquette.
Pour résumer
Avant d'acheter un logo déjà prêt, contrôlez six points : licence, dépôt de marque, fichiers, origine du dessin, possibilité de l'adapter, et conditions après paiement.
C'est une bonne option pour démarrer ou tester. Pour une marque que vous voulez protéger et distinguer, l'exclusivité ou le sur-mesure restent plus sûrs.